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Noël à travers les âges et les symboles

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janus


Admin


En cette fin d’année 2011, JANUS souhaite montrer que les fêtes se construisent au fil des siècles pour créer un lien unificateur autour d’un symbole, autour d’une valeur qui transcende toutes les différences.
L’article ci-dessous nous apprend bien des choses et montre comment au-delà de la joie d’une fête, il y a le lien, le liant qui est un des premiers moteurs de l’humanité.
En effet, que serait une fête si nous étions le dernier humain sur terre ?... A méditer !


1 Vu sur www.kyberco.com/Rotasolis/bienvenu.htm :

Quelques réflexions sur la symbolique de la fête de Noël

1. Origine de la fête de Noël
2. Les textes
3. L’institution de la fête de Noël
4. La symbolique
1. la Lumière
2. la crèche
3. le sapin
4. l'Epiphanie


La compréhension de l’origine et la symbolique de la fête de la Noël sont deux
Choses assez différentes. Et à cela s’ajoute la raison d’Etat !

1. Origine :
Dans le calendrier julien, on regardait le 25 décembre comme le solstice d’hiver. On y voyait la nativité du soleil parce que les jours commencent à s’allonger. Ce rituel de la nativité du soleil nous a été décrit par plusieurs auteurs de l’Antiquité. On sait ainsi que les fidèles se retiraient dans des sanctuaires cachés d’où ils sortaient à minuit en criant : "La Vierge a enfanté ! La lumière croît !".
Les Égyptiens représentaient même le soleil nouveau-né par l’image d’un petit enfant. Or, les fidèles de Mithra identifiaient leur dieu avec le soleil, le Sol Invictus. Et sa naissance tombait le 25 décembre.
Pourquoi l’église a-t-elle décidé de célébrer la Noël ?
* 1. Faire naître Jésus le 25 décembre privait le soleil de ses adorateurs…
2. Les textes :
Les évangiles sont muets quant au lieu et à la date de naissance de Jésus.

* L’évangile selon Marc commence au baptême de Jésus dans le Jourdain et mentionne seulement que Jésus venait de Nazareth en Galilée, où sa mère, ses frères et ses soeurs vivaient encore.

* Jean fait pratiquement commencer son évangile au même événement. Il signale cependant qu’au moment où se constitue le groupe des apôtres, l’un deux Nathanël/Barthélémy, hésite un moment à s’y joindre parce que, objecte-t-il, "peut-il sortir de Nazareth quelque chose de bon ?".
Cette naissance à Nazareth ne cadrait pas avec les prophéties qui avaient annoncé que le Messie naîtrait à Bethléem et serait de la race de David. C’est pour résoudre ce petit problème que les évangiles selon Matthieu et Luc, dans leur prologue, font naître Jésus à Bethléem.
On admet généralement actuellement que ces prologues ont été ajoutés par la suite pour répondre aux besoins des missionnaires qui s’efforçaient de convertir les Juifs.
D’autre part, il existe une explication "ésotérique" à l’association de Jésus et de Nazareth.

3. L’institution de la fête de Noël :
Les premières versions des évangiles racontaient la vie de Jésus depuis son baptême jusqu’à sa résurrection. Les récits dits "de l’enfance" sont donc plus tardifs.
La date du 25 décembre était très importante dans l’Empire romain parce c’était la date symbolique de la naissance de l’empereur romain considéré comme un dieu incarné depuis le règne d’Aurélien en 275.
Après la conversion de l’empire romain au christianisme, la date du 25 décembre a donc seulement changé d’affectation.
* La cérémonie de la fête de Noël est officiellement codifiée par l’empereur Théodose en 425. Elle est devenue exclusivement chrétienne.
* En 506, le concile d’Agde en fait une fête d’obligation.
* En 529, l’empereur Justinien en fait un jour chômé.
Ensuite, la pratique romaine est appliquée dans tout l’Empire :
* 461, saint Patrick l’institue en Irlande
* 604, saint Augustin de Canterbury en Angleterre,
* 615, saint Colomban en Suisse
* 754, saint Boniface en Allemagne
* 865, saint Ansgar dans les pays scandinaves
* 865, saint Cyrille dans les pays slaves
* 997, saint Adalbert en Hongrie
* à partir du XIIe siècle, Noël devient la plus grande fête dans l’Occident chrétien.
Petit à petit l’imaginaire religieux trouvera dans la Bible, dans les évangiles et surtout dans les Apocryphes, des éléments qui viennent composer le paysage [légendaire] que nous connaissons.
En 440, le pape Sixte III décide de célébrer la messe de Noël à minuit, dans une petite chapelle de Sainte-Marie-Majeure qu’il avait fait construire en forme de grotte.
La pratique des Trois Messes a été imposée par Charlemagne. C’est ainsi que s’est instituée (chez les chrétiens) la coutume de ne pas dormir durant cette nuit de Noël (que les païens pratiquaient depuis des temps immémoriaux!)R
Il faut encore savoir que le 24 décembre, les Grecs célébraient Adam et Eve, considérés comme des saints de l’Ancien Testament. L’idée d’y ajouter la naissance du soleil venait en quelque sorte achever le symbole de la création de l’humanité (par la naissance du "Dieu-fils à laquelle les païens étaient habitués)
4. La symbolique
* les Anciens [païens], respectueux de la Tradition, considéraient le temps comme étant cyclique et non linéaire. Les fêtes n’étaient pas de simples commémorations, de simples anniversaires, mais des réactualisations d’événements qui s’étaient produit in illo tempore
* les fêtes chrétiennes se calquent donc sur les anciennes fêtes dites païennes. C’est ainsi que les fêtes des deux saints Jean prennent la place des deux fêtes du dieu Janus : [les solstices d'été et d'hiver].
a) Lumière
Noël et le solstice d’Hiver se fêtent au moment où le soleil atteint son point le plus bas sur l’horizon, au moment où les nuits sont les plus longues.
La lumière extérieure a entièrement disparu dans les profondeurs de la Terre.
Nous sommes à une saison où la lumière de l’été n’est plus qu’un souvenir et pas encore un espoir. Cette période est parfaitement adaptée à l’introspection.
C’est le moment d’accompagner la lumière vers l’intérieur de nous-mêmes pour y éclairer les parties obscures dont nous n’avons pas trop conscience.
C’est le moment du petit feu intérieur, celui qui demeure malgré les tempêtes et le froid extérieur. C’est la fête de la lumière retirée dans les ténèbres.
C’est cette lumière que l’on retrouve dans les bougies du sapin ou sur celles de la couronne de la déesse Freya nordique.
C’est encore ce feu que l’on va retrouver dans la symbolique de la bûche de Noël.
C’est cette bûche que l’on allumait jadis à minuit, durant la nuit de Noël, et (dont les brandons (était censée protéger la maison durant toute l’année contre l’incendie.
Ceci provient des anciennes traditions celtiques. Ils choisissaient une grosse bûche enrubannée et décorée par la maîtresse de maison. L’enfant le plus jeune la badigeonnait d’eau-de-vie. L’aîné l’installait sur un échafaudage de petit bois et de brindilles avant d’y mettre le feu avec un tison venant de la Saint-Jean d’été précédente.
En brûlant, la bûche restitue la chaleur et la lumière solaire enfouie dans le bois. C’est ainsi que (le soleil invaincu reste présent à la mort du vieux soleil de l’an qui finit) !

b) La crèche :
Elle est beaucoup plus récente que la fête de Noël qui lui a donné le jour.
Les toutes premières représentations de la Nativité apparaissent en France au IVe siècle.
Au musée d’art chrétien d’Arles se voit un Enfant Jésus couché dans son berceau, avec Marie à ses côtés - sans Joseph - visité par un berger avec sa houlette, et encadré par un âne et un boeuf. Mais, ce même motif se retrouve à Rome sur une peinture murale datée de 380.

c) le sapin :
L’arbre de Noël est un conifère à feuilles persistantes qui fait écho à l’arbre de mai.
La tradition de l’arbre de Noël nous vient d’Europe du Nord où tous les arbres ont déjà perdu leurs feuilles sauf les conifères. Il s’agit d’ailleurs le plus souvent d’un épicéa et non d’un sapin. Le sapin est à l’image de la terre gelée comme pierre. Il ressemble au monde minéral et cristallin. Dans les pays scandinaves, le sapin illuminé était symbole de continuité,
de permanence et de renouveau.
Dans le calendrier des arbres celtiques, chacun des 13 mois lunaire de 28 jours était dédié à un arbre.
Les 13 mois font 364 jours. Le jour manquant était le 23 décembre, jour de la mort du soleil, dédié à l’if. Le lendemain 24 décembre, jour de la renaissance du soleil, était dédié à l’épicéa, l’arbre de l’enfantement. D’où la pratique de planter un épicéa le jour de la naissance d’un enfant.
En fait, ni le sapin, ni l’épicéa, ne sont des arbres de plaine. On aurait donc pu choisir le houx qui est, avec le buis, la seule espèce arborescente sauvage des forêts de plaine à ne pas perdre ses feuilles. Le houx est d’ailleurs une sorte d’arbre de Noël miniature avec ses feuilles piquantes et ses petits fruits rouges comme des boules de Noël.
Le houx est une plante capable de s’adapter à tous les climats. Ses épines la protègent du bétail et elle recouvre ses feuilles d’une épaisse couche de cire qui les protège contre l’hiver durant lequel elles limitent leur transpiration (comme le font les conifères).
Incapables de blinder leurs feuilles, les autres arbres préfèrent les perdre, ce qui leur évite de transpirer et d’avoir donc à puiser de l’eau dans un sol durci par le gel.
Autre plante de Noël : la "rose de Noël" ou hellébore. Plante très toxique à propriétés tonicardiaques. Dangereuse comme la nuit, elle porte en elle la vie, comme la nuit est grosse du soleil. Ce n’est pas une rose, mais une renonculacée (famille du bouton d’or).

5. Épiphanie :
On a donc deux fêtes identiques : Noël et épiphanie, célébrées la première en Occident le 25 décembre, l’autre en Orient le 6 janvier.
Ces deux fêtes sont séparées par 12 jours séparés par le 1er janvier qui était, chez les Romains, le Jour de l’An. Ces 12 jours qui s’appelaient autrefois les "12 petits mois" ou les "12 jours" représentent le temps nécessaire pour la maturation du soleil.
De tout temps, et bien avant le christianisme, ces 12 jours étaient symbole de bouleversement, de passage. C’est le temps nécessaire à la transformation. Durant ces 12 jours, alors que la vie reprend dans la profondeur des choses, le monde semble s’arrêter. Toutes les forces sont tendues dans l’attente du redémarrage de la nature. Et donc, toutes les activités humaines doivent également s’arrêter : on arrête les roues, les moulins, bref, tout ce qui rappelle la roue des mois.
C’était la période où se situait la fête des Fous.
Le 6 janvier était la fête de Bacchus, de Dionysos, d’Osiris, etc., c'est-à-dire des dieux
Du renouveau de la Nature.

JANUS : Profitons de cette apparence de trêve des confiseurs pour savourer ce que la nouvelle année 2012 va nous ôter, nous grignoter encore et encore…

Où sont-ils nos rois-mages chargés de présents ?...

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