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Peut-on être fier(e) de ça?

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1 Peut-on être fier(e) de ça? le Mar 7 Fév - 5:41

janus


Admin
JANUS vous invite à réfléchir à ce qui suit.

Il y a un peu plus de deux siècles, un contexte similaire à bien des égards a déclenché une révolution. Il faudrait une révolution des esprits des dirigeants pour qu’une nouvelle révolution ne devienne pas la solution.
Lisez ce qui suit et osez dire que c’est normal !
Il est normal que tout travail mérite salaire. Il est normal que des gens s’enrichissent par leur travail. Mais trouvez-vous normal que l’immense majorité paie ou se fasse appauvrir par des parieurs sur la faillite ou des spéculateurs reconnus sur le devenir virtuel de l’économie ?
La finance qui devrait être au service de l’économie est en fait devenue un destructeur de l’économie et de ce qui en découle, autrement dit tout !

Bonne lecture



« La machine à concentrer la richesse, lundi 6 février
par Paul Jorion |

Dans une allocution prononcée le 12 janvier, Alan B. Krueger, président du Conseil des conseillers économiques du président Obama, a examiné « La montée et les conséquences de l’inégalité aux États-Unis ».
Alors que de 1947 à 1979, les revenus de l’ensemble de la population américaine croissent annuellement d’un peu plus de 2%, toutes catégories économiques confondues, sur la période qui s’étend ensuite de 1979 à 2010, les 20% les plus riches voient leurs revenus bruts augmenter de 1,2% par an, alors que, parallèlement, ceux des 20% les plus pauvres baissent eux de 0,4%. Les cadeaux fiscaux consentis par les deux administrations Bush aux ménages les plus fortunés viennent encore renforcer la tendance : si dans l’ensemble, les 20% les moins riches voient leurs revenus après impôts augmenter de 18% sur la période 1979-2007, ceux du 1% le plus fortuné, grimpent pendant ce temps-là de 278%.
À quoi attribuer le creusement des écarts ? Premièrement, à la part toujours croissante de la richesse ponctionnée par le secteur financier. Krueger cite les chiffres suivants : la part du secteur financier et de l’immobilier dans les revenus du 1% le plus riche double entre 1979 et 2005. En fin de période, ces deux secteurs constituent désormais un quart des revenus du 0,1% le plus fortuné. Deuxièmement, les gains de productivité dus à l’informatisation et à l’automation au cours des trente dernières années sont essentiellement ponctionnés par les classes les plus aisées. Krueger ne s’attarde pas sur le mécanisme de ce transfert, se contentant de citer les résultats d’un sondage de 1997 auprès de ses collègues économistes selon lesquels le facteur technologique rend compte à 45% des disparités de revenus, mais les raisons en sont bien connues : sur cette période, les salaires en dollars constants stagnent tandis que s’envolent les gains du capital et la rémunération des dirigeants des grosses entreprises. Dans la pratique, le travailleur remplacé par un robot ou un ordinateur est remercié et son espoir de retrouver un jour un emploi va diminuant à mesure que la technologie progresse ; sitôt remplacé, la machine travaille uniquement au profit des actionnaires et des patrons de l’entreprise. Cet effet pervers, Sismondi (1773 – 1842) l’avait déjà dénoncé dans les années 1820, proposant que tout ouvrier remplacé par une machine bénéficie d’une rente indexée sur la richesse créée désormais par celle-ci. Une proposition ancienne qu’il faudra, un jour ou l’autre, réexaminer.
Les disparités dans la répartition des revenus et du patrimoine ne doivent pas être considérées comme de simples curiosités : la concentration excessive de la richesse grippe la machine économique jusqu’à provoquer son arrêt par deux effets combinés. D’une part, la baisse du pouvoir d’achat pour la grande masse de la population force à un développement du crédit qui fragilise à terme le secteur financier en raison du risque croissant de défaut de l’emprunteur, d’autre part, les capitaux disponibles au sommet de la pyramide sociale, iront, faute de débouchés suffisants dans la production, se placer dans des activités spéculatives, dérèglant entièrement le mécanisme de la formation des prix.
Tant que la concentration de la richesse n’aura pas été inversée, la machine économique ne pourra pas véritablement repartir. De ce point de vue, l’austérité, qui accroît encore la disparité des revenus, est bien entendu la pire des politiques. »

Je vous laisse à votre réflexion. La société est obligée de tourner une nouvelle fois une page de son histoire millénaire. Que sera le nouveau monde ? Nul ne le sait mais JANUS vous affirme qu’il sera différent de celui que nous avons vécu. Une prise de conscience mondiale est en train de se faire et il faut vivre autrement, consommer autrement, penser autrement le travail et le prix de celui-ci.
La richesse existera toujours mais elle sera redistribuée autrement. La valeur des choses devra reprendre le dessus sur le prix des choses. Et l’utilité des choses devra aussi prendre le dessus sur la futilité des choses pour que l’être humain ne devienne plus l’esclave des choses, la proie des manipulateurs de conscience qui forgent les modes, les envies, les tendances marketing !
Le pire et le désolant dans tout ça est qu’il y a des tas d’experts qui analysent, décortiquent, conseillent et malgré ça : nos dirigeants foncent quand même dans le mur !

Je souhaite qu’au-delà du national, vous saurez analyser les cinquante dernières années de l’évolution du Golfe de St-Tropez et du développement de Cogolin pour déceler, comme dans cette analyse, la réalité qui se cache derrière le miroir aux alouettes !




JANUS a deux visages. Un qui regarde le passé et un qui regarde l’avenir. Il y a deux visions du développement de Cogolin. A vous de savoir si vous souhaitez avancer en regardant dans le rétroviseur ou si au carrefour auquel nous nous trouvons, vous désirez regarder devant et changer de direction pour aller « Là-bas » (pour ceux qui s’intéresse à la chanson française)…

JANUS

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